L’Addiction au Sucre

La consommation de sucre par habitant est passée de 1 kg par an fin du XIXème à plus de 30 kg aujourd’hui en France.

Crois-tu que cela n’a aucune incidence sur notre métabolisme et notre santé ?

addiction au sucre, lchf

Si oui, ce n’est pas la peine de lire plus loin, si tu ne sais pas, alors poursuis ta lecture tranquillement.

Le constat : les problèmes métaboliques liés au surpoids ont explosé ces dernières années dans les pays industrialisés.
Le lien entre les deux a été démontré par la recherche et si nous souffrons plus fortement dans les pays occidentaux c’est parce que nous sommes beaucoup plus exposés aux aliments sucrés que dans les autres pays.

Il existe quelques recommandations officielles relatives à la consommation de sucre et le maximum a été fixé à 100 g par jour pour un adulte.

Sais-tu combien de glucides un enfant français consomme dans sa journée ?

Le double en moyenne, et cela, tout au long de la journée sans véritable phase de repos digestif.

Pourquoi alors s’étonner de rencontrer des enfants qui développent de plus en plus jeune des stéatoses hépatiques non-alcooliques (maladie du foie gras), du diabète de type 2, des troubles de l’attention et du comportement, de l’obésité, etc ?
Ce qui vaut pour nos enfants, vaut aussi pour nous adultes. La peur du gras nous a tellement poussé dans les bras des glucides que nous n’avons jamais été aussi gros et si malades pour les mêmes pathologies qui sont évoquées plus haut et tu peux rajouter au tableau SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) Alzheimer, SEP (sclérose en plaque), maladie artérielle, etc.
Sans parler des petites maladies communes à tout à chacun comme les allergies, l’eczéma, etc.

S’il y a explosion de ce type de maladie c’est à cause de la sursollicitation de notre système de gestion des glucides (pancréas, foie, hormones) qui se fatigue à la longue et n’arrive plus à contrôler notre équilibre métabolique.
Quand on mange des aliments riches en sucre, le glucose passe dans le sang et l’insuline (hormone de stockage et de régulation de la glycémie) se charge de le faire entrer dans nos cellules.

Face à une consommation très supérieure aux besoins, il y a d’avantage de stockage sous forme de graisse qui engendre du surpoids dans un premier temps. Oui, ta petite bouée, tes petits bourrelets sont causés par tes excès de sucre, pas par tes excès de graisse.

L’organe qui sécrète l’insuline, c’est le pancréas, dès que tu manges n’importe quel aliment, il envoie une dose d’insuline. Si ce sont des aliments non-glucidiques, il en envoie moins mais si tu débute la journée par un bon verre de jus de fruits, un bol de céréales ou des tartines de confiture, tu envoie une dose massive de glucides qui devra être traitée à tout prix et rapidement par ton corps afin de t’éviter un coma glucidique.

Le premier effet ressenti, c’est l’énergie que produisent les glucides, mais très rapidement (de quelques minutes à quelques heures) tu te retrouves somnolent, fatigué et tu as une fringale monumentale (souvent entre 10 et 11 h) c’est ce qu’on appelle une hypoglycémie réactionnelle. L’insuline a sorti la grosse artillerie pour faire chuter ta glycémie (taux de sucre dans le sang) et te voilà en dessous du seuil glycémique qui est compris entre 0,7 et 1 g/l de sang. Le cerveau envoie le signal de la faim pour que tu viennes à la rescousse, du coup tu reconsommes des glucides et c’est reparti pour un tour sur les montagnes russes.

Alors qu’à la base, si tu avais mangé une nourriture peu glycémiante, tu n’aurais pas eu de coup de mou, pas de fringale et surtout tu ne penserais pas sans cesse à te nourrir.
Il y a aussi un effet pernicieux du sucre, c’est qu’à la longue, il augmente la résistance à la leptine.
Cette hormone permet de ressentir la satiété et commande au cerveau d’arrêter de manger.

Tu le vois le pourquoi du comment tu prends du poids malgré ta bonne volonté ?

 

Un autre point négatif de l’excès de sucre est qu’il contribue à augmenter les triglycérides. Ces graisses sont indispensables à l’organisme et permettent le stockage des acides gras, ce qui constitue une réserve importante d’énergie. Mais leur excès est un facteur aggravant du risque cardiovasculaire et conduit à terme au bon vieux foie gras (stéatose hépatique non-alcoolique).

Le Docteur Mercola, spécialiste du sucre et de ses effets sur la santé a identifié pas moins de 76 troubles associés à une surconsommation de sucre, entre autres :

  • difficulté de concentration
  • Somnolence
  • Irritabilité chez les enfants
  • Augmentation de l’hyperactivité et de l’anxiété
  • Trouble de l’apprentissage
  • Trouble du sommeil
  • Augmentation des états dépressifs

 

Tu peux aussi rajouter que cette surconsommation acidifie le milieu intestinal (tu sais notre deuxième cerveau) qui doit normalement être alcalin. Cela perturbe donc la digestion et l’assimilation, ainsi que le système immunitaire.

Enfin, le sucre et le cancer sont maintenant identifiés par toute la sphère médicale comme étant les meilleurs amis du monde.
En effet, pour que le sucre soit absorbé par les cellules, il y a sécrétion d’insuline. Cette sécrétion s’accompagne de la libération d’une hormone qui est un facteur de croissance de l’insuline (IGF-1) et participe à la croissance des cellules cancéreuses.
Étant donné que les cellules cancéreuses sont plus actives que nos cellules saines, elles réclament et consomment plus de glucoses. La consommation de sucre en grande quantité va donc stimuler leur croissance.

Tu vas me dire moi, je m’en fiche, parce que je fais attention à l’index glycémique !

L’index glycémique (IG) permet de mesurer l’impact d’un aliment sur la glycémie.
En théorie plus l’IG est bas et moins il sollicite l’insuline puisqu’il se diffuse lentement dans notre organisme.
Ce qu’on a découvert dernièrement, c’est qu’au-delà de l’IG, il fallait aussi prendre en compte la charge glycémique de l’aliment (CG = IG x par la quantité de glucides de l’aliment).
Cela fait beaucoup de maths avant de passer à table, n’est-ce pas ?
Le plus simple, ne serait-il pas de contrôler ses apports en glucides avant d’ouvrir la bouche, plutôt que de laisser notre corps se dépatouiller pour faire le ménage ?

Tu vas me dire, oui, mais moi le sucre ça ne me fait rien !

Certaines personnes métabolisent très bien les glucides et cela a peu d’impact sur leur vie quotidienne tandis que d’autres avec les mêmes quantités déclenchent certains troubles très rapidement.
Cela dépend du degré d’exposition au sucre (durée en années, quantité, terrain héréditaire, etc) et de la résistance à l’insuline ou pas.

Si on se fie aux dernières études scientifiques, les personnes obèses ont pratiquement toute une résistance à l’insuline.
C’est-à-dire que l’insuline est tellement sécrétée tout le temps que le corps ne réagit plus et la glycémie ne baisse pas. Le pancréas fournit alors encore plus d’insuline (ben oui, il ne veut pas que tu tombes dans le coma et meures) ce qui le fatigue à l’extrême. Le corps réussit tout juste à contrôler la glycémie et ces personnes ne cessent de stocker les excédents sous forme de graisse, ne cesse d’avoir faim puisque l’insuline dans leur sang empêche le déstockage des graisses et finissent par développer un diabète de type 2 qui est la porte ouverte au cancer.

Littéralement les gens insulino-résistants sont souvent de grosses personnes qui sont en famine !

Ce n’est absolument pas leur faute si elles sont grosses, c’est lié à leur exposition au sucre, l’addiction que cela engendre et tout le processus métabolique du contrôle du sucre dans notre corps.
L’urgence pour ces personnes qui sont malades et qui arrivent avec des problèmes de foie gras, de diabète etc, c’est de les mettre en jeûne quelques jours pour démarrer un protocole LCHF.
C’est d’ailleurs comme cela que la clinique Reversa soigne des milliers de gens depuis quelques années et commence tout juste à avoir la reconnaissance de certains de leurs pairs (parce que les mentalités, surtout dans le milieu médical, sont difficiles à faire changer).

Comment s’en sortir ?

Il faut changer ton état d’esprit et tes habitudes et c’est le plus difficile !
Malheureusement en France notre petit-déjeuner est un des plus sucrés au monde et lorsqu’on parle de manger salé le matin, c’est avec une mine de dégoût effarouchée que nos chers compatriotes te regardes en secouant la tête.

Pourtant, rien n’est plus contentant et rassasiant qu’un petit-déjeuner solide à base de protéines et de graisses.
Le Dr Delabos qui a développé sa méthode chrononutrition, affirme même qu’il faut que le petit-déjeuner soit constitué pratiquement exclusivement que de fromage et cela jusqu’à complète satiété tous les matins !

Je n’aime pas tout ce que dit ce bon docteur, mais il a certains préceptes qui sont loin d’être déconnants et comme pour tout, il faut tester pour se faire sa propre opinion et son expérience.

Certes, nous sommes des êtres humains construits avec le même génome, mais nous ne réagissons pas tous de la même façon, car nous sommes avant tout des individus.

Des béquilles psychologiques peuvent être mises en place pendant un certain temps pour t’accompagner dans le sevrage (acupuncture, sophrologie, sport, méditation, auto-hypnose, EFT, EMDR, etc)

Tu peux diminuer par palier tes doses de sucre pour que ça soit plus facile ou carrément y aller à la warrior et couper toutes les sources identifiables, cela va dépendre de ta personnalité.

Une des premières astuces à mettre en place sera bien sûr de vider tes placards de toute tentation.

On bannira donc toutes les céréales, les sucres, les farines, les produits industriels et les sodas dans un premier temps.sucre, feculent, lchf
Puis une fois que c’est assimilé, on diminuera sa dose de féculent quotidien en la limitant à 1 seul repas/jour.
Ces mêmes féculents (pomme de terre, riz, pâtes, semoule, céréales, farines) seront encore descendus pour n’être présent que 3 fois par semaine puis seulement à titre exceptionnel.

Bien sûr, on veillera par la même occasion à augmenter considérablement ses apports en légumes verts et en bonnes graisses qui te feront te sentir rassasiés et éviteront la frustration des débuts.

Très vite, tes goûts vont se modifier, ton palais des saveurs va s’affiner et tu vas te sentir comme régénéré.

Diminuer ou se passer de sucre n’est pas plus compliqué que diminuer ou se passer de sel.
Les débuts sont toujours délicats et semblent difficiles, car les habitudes sont tenaces.

tu échoueras peut-être, quelle importance ?!
Lorsqu’on tombe de vélo, on remonte en selle et on repart plus fort d’une nouvelle expérience.
Si je le sais, c’est parce que j’ai échoué un nombre incalculable de fois, jusqu’au jour où mon mental et mon corps se sont mis enfin en phase.
L’ancienne version de moi-même consommait 2 à 300 g de glucides par jour, sous forme pratiquement exclusive de pain et baguettes (j’ai appris dernière qu’une substance proche de l’opium se libérait quand on mangeait du pain.)
Cela fait maintenant 1 an que je n’ai plus touché à une seule miette de cet aliment.
J’en rêve encore parfois la nuit, mais j’ai pris le taureau par les cornes et me suis comportée comme une alcoolique sevrée. Le pain est ma drogue, je le sais maintenant, alors qu’avant je refusais l’évidence.

Je peux t’aider si tu le souhaites dans cette démarche qui vise à éradiquer ton addiction aux glucides.
En prenant en compte tes habitudes de vie, ta personnalité, tes troubles, etc., je peux te donner des pistes.
Il n’y a pas de protocole unique qui fonctionne pour tout le monde, juste une approche holistique qui pourra t’aider dans ta démarche.

Si cela ne fonctionne pas aujourd’hui, que tu abandonnes, tu garderas cela en tête et plus tard et tu y reviendras et tu seras mieux armé.

Si TU as l’envie, TU auras la volonté.

 

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