Confinement : Les 10 raisons de notre passion pour le pain fait maison

Après l’épisode « Haro sur le PQ », nous avons vécu l’épisode « Sus à la farine !!! »

Mais quelle mouche nous a piqué, pour vouloir à tout prix nous lancer dans la confection presque frénétique de nos propres pains.

Jusqu’à l’épisode confinement du Covid, très peu se posait la question de savoir faire du pain.
On avait besoin d’une baguette, hop on filait à la boulangerie et puis voilà.

Mais voilà, le COVID est passé par là et nous nous sommes tous retrouvés sur #painmaison pour poster nos réussites et parfois nos échecs.
Parce que le pain, c’est certes fait à partir de peu d’ingrédients, mais alors pour maîtriser la bête, il faut une p*** de techniques de Sioux.

À ce sujet : merci à Yannick Lescure qui m’a permis de sortir mon premier pain au levain maison (#yannicklescure).

Ainsi qu’à Fabrice Cottez pour toutes les techniques qu’il explique dans ses vidéos de @boulangeriepasapas

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Voici les 10 raisons qui nous ont poussées à faire du pain maison :

1- Nous occuper/passer le temps
Et accessoirement occuper les Schtroumpfs qui cohabitent avec nous.
Franchement sans le pain maison, pas mal de parents auraient terminé en cellule psy.
Faire son pain serait-il le nouvel antidépresseur ?

2- Apprendre quelque chose de nouveaumiche, pain maison, levain, yannick lescure, boulangerie pas à pas
Ce qui nous manquait en confinement, c’était cette petite adrénaline, ces petits challenges quotidiens qui nous tombent dessus et qui mettent du piquant dans nos vies.
C’est chose faite avec l’apprentissage de la boulangerie ! Ça à l’air de rien, mais ça réclame pas mal de compétences ce truc-là.
Faire son pain, nous rendrait-il plus intelligent ?

3- Se réconforter et se déculpabiliser en mangeant un produit dont on connaît toute la traçabilité et pour lequel on aura choisi avec minutie et amour chaque élément.
Enfin, quand c’était possible de trouver lesdits éléments dans les rayons…
Faire son pain serait-il devenu notre doudou ?

4- Porter les valeurs culturelles de notre patrimoine.
La symbolique du pain est très riche et plonge ses racines dans notre histoire commune.
Elle véhicule de plus un esprit de générosité, et de bon sens paysan qui est très à la mode actuellement.
Faire son pain serait-il militant ?

5- Contrôler son stress et stopper ses angoisses de confiné.
Quand on cuisine, quand on pâtisse, quand on boulange, nos mains sont occupées.
Notre concentration est tournée vers la recette et le protocole de confection.
Mains et esprit qui travaillent de concert, laissent peu de place au stress et nous permettent de réduire naturellement nos émotions toxiques.
Faire son pain serait-il une nouvelle forme de méditation ?

6- Obtenir fierté et satisfaction.
« C’est moi qui l’ai fait !!! » Et oui on peut crâner en défournant sa miche (je vous laisse chercher la contrepèterie*) et ça fait du bien à son égo.
On a le droit de frimer aussi devant sa miche ratée, le principal, c’est de participer disait notre bon vieux Pierrot. Au pire, on en rigolera encore dans 5 ans et ça, c’est merveilleux car on se créer des souvenirs familiaux.
Faire son pain remplacerait-il nos bons vieux Polaroïd ?

7- Se sentir méga utile à la société…Enfin à sa famille (qui est devenu le centre de l’univers dans le confinement).
Vous voyez mes enfants, demain quand les zombies attaqueront, nous saurons nous débrouiller, nous ne mourrons pas de faim…Maman (ou Papa) sera là pour nous sauver de la famine !
Ça renvoie quand même un peu à la dernière guerre et ses tickets de rationnement.
Dans l’esprit collectif, nous avons tous les témoignages de ces Français qui manquaient cruellement de denrées, mais surtout de bon pain !
Ce qui expliquerait la razzia sur la farine (en lieu et place de la Shnouf !)
Faire son pain serait-il la nouvelle tendance survivaliste ?

8- Faire partie d’une communauté !
La communauté de ceux qui n’abandonnent pas face à l’enfermement !
La communauté de ceux qui restent liés malgré la distanciation physique !
La communauté de ceux qui restent français dans leur tréfonds (la question est de savoir si les Américains vont barbecuter comme des malades pendant le confinement.).
Faire son pain serait-il patriotique ?

9- Renouer avec des gestes artisanaux.
Nous avons tous la capacité à faire des trucs manuels, mais la plupart du temps, nous ne travaillons que l’intellect. Ben oui, on nous apprend dès le plus jeune âge que les métiers manuels, c’est pour ceux qui ne savent pas se servir de leur cerveau.
Ça classifie de suite d’un côté les têtes d’ampoule et de l’autre les rustres aux mains calleuses.
Et bien nous disons NON ! Vive la patouille dans la farine et l’eau avec nos blanches mimines.
C’est jouissif, tout autant que joyeux, voir un brin sensuel n’est-il pas ?
Faire son pain ferait-il de nous, de nouveaux anarchistes ?

10- Rythmer notre journée.
Clairement quand on télétravaille et qu’on ne voit que son écran, à la limite ses collègues en Visio et qu’on nous bombarde de conf-calls, ça fait du bien de déverrouiller ses jambes pour marcher jusqu’à la cuisine et vérifier si notre miche pousse bien, en espérant qu’elle va envoyer du steak à la cuisson et que nos grignes vont cracher du feu de Dieu !
(Toi aussi apprend le vocabulaire du métier)
Faire son pain serait-il le nouveau body Summer training ?

 

 

 

*(On peut fourrer en décroûtant sa quiche)

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(2 commentaires)

  1. Pour moi faire mon pain c est ne pas faire courir de risque à ma famille en allant à la boulangerie tous les jours ou les 2 jours . Perso je n en mange plus depuis que je suis cetogene , mais eux oui ils sont accrocs et faut bien dire que celui que l on congèle est moins bon ! Et côté occupations je n en manque pas même confinée!

  2. Je vis exactement la même chose à la maison.
    J’oscille entre le cétogène et le paléo maintenant que je suis très bien adaptée, et du coup, je ne mange plus de pain « standard » depuis plus de 2 ans.
    Je partais de loin, car j’étais une accro ++ et consommais 2 à 3 baguettes par jour (c’était la base de ma pyramide alimentaire).

    Et pourtant, c’est étrange, car je prends un grand plaisir à fabriquer mon pain au levain, car rien que les effluves et le bonheur de pétrir sont une satisfaction à part entière.

    Cela fait le bonheur de ma famille (mon mari surtout) qui s’en donne à coeur joie.

    Pour la petite histoire : j’ai remarqué que ce pain maison entièrement naturel sans levure boulangère chimique ni farine ultra raffinée (je le fais à la farine de blés anciens) est beaucoup mieux toléré par ceux qui font de l’eczéma et des allergies aux pollen.

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